LE SCAN POLITIQUE – Dans une interview sur CNN, la présidente du Front national s’est comparée à Donald Trump, tout en assimilant Hillary Clinton à «la guerre» et à des «choix économiques ravageurs» pour le bien des Français.

Pour Marine Le Pen, «c’est tout sauf Hillary Clinton». La présidente du Front national a estimé que la candidate démocrate à la présidence américaine représentait une menace pour la France, dans une interview diffusée mercredi sur CNN. «Pour l’intérêt de la France, c’est tout sauf Hillary Clinton, car je crois qu’Hillary Clinton c’est la guerre, c’est la dévastation, c’est le déséquilibre du monde, ce sont des choix économiques qui sont ravageurs pour le bien de mon peuple, ce sont des choix géo-stratégiques qui vont engager à des conflits mondiaux», a-t-elle expliqué.

Une position déjà formulée début juillet par la candidate frontiste à l’élection présidentielle de mai prochain: Clinton «incarne tout ce que les Etats-Unis ont pu construire et exporter de néfaste dans le monde en termes de modèle économique, de choix internationaux», déclarait-elle dans les colonnes de Valeurs Actuelles.

«Maîtriser l’immigration»

«Le point commun entre Donald Trump et moi, c’est que nous ne sommes pas du sérail, nous ne participons pas au système, nous ne dépendons de personne.»
Marine Le Pen, présidente du Front national.

Si elle ne soutient pas directement le républicain Donald Trump, Marine Le Pen accepte volontiers le rapprochement qui est régulièrement fait entre elle et le candidat républicain, surnommé le «Le Pen américain». «Le point commun entre nous, c’est que nous ne sommes pas du sérail, nous ne participons pas au système, nous ne dépendons de personne, nous n’allons pas prendre nos ordres auprès de telles puissances financières». Avant d’ajouter: «C’est peut-être ça qui a fait le succès de Donald Trump, mais aussi celui de Bernie Sanders», le rival malheureux d’Hillary Clinton pour l’investiture américaine.

Interrogée sur le mur prôné par Donald Trump entre le Mexique et les USA, la présidente du FN a estimé qu’il était «surtout symbolique». Je pense que la volonté de Donald Trump, c’est de maîtriser l’immigration, je ne vais pas lui jeter la pierre». En juillet, dans Valeurs actuelles, Marine Le Pen avait assuré qu’il ne fallait pas voir dans ses déclarations de la Trump-mania, indiquant que le milliardaire américain «ne mérite ni excès de compliments ni excès d’opprobre».

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